L’Etat et les patrons ne comprennent qu’un seul langage

[Note de cestdejatoutdesuite : De la CGT à SUD, les bureaucrates syndicaux et autres aspirants … bureaucrates vont proposer dès cet automne de nouvelles ballades bien cadrées, avec leurs parcours balisés, leur sono disco, leurs drapeaux publicitaires, leurs SO, leurs négociations en préfecture…]

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Face à un patron et autre autorité, quelque idées :

La protestation verbale
C’ est le type de lutte le plus simple.

Le débrayage
C’est la cessation d’activité pendant une courte durée maximum quelques heures. Le débrayage exprime déjà un mécontentement plus grand, la naissance d’une certaine radicalité. Le débrayage est utilisé comme pression pour des négociations sur des effets à court terme ou des revendications mineures.

La grève perlée
Débrayage d’une partie des salariés puis reprise tandis qu’une autre partie débraye et ainsi de suite. Avantage : perte de salaire minimum par individu tandis que l’établissement est pratiquement paralysé et que l’employeur paie ses salariés devenus peu productifs voire inactifs.

Le coulage
Freiner la production en étant le moins productif possible.

La grève du zèle
Application stricte ou excessive des consignes et des règlements entravant le bon fonctionnement de la production.

La grève limitée
Les salariés cessent le travail pour une durée limitée.

La grève illimitée
Cessation du travail par les salariés jusqu’à ce que ceux-ci décident de reprendre le travail. Avantage : bloque tout ou partie de la production.

Le piquet de grève
Mise en place de barrages pour empêcher les non-grévistes de pénétrer dans l’établissement.

La grève avec occupation
Les grévistes investissent le secteur visé, évacuent les non-grévistes, détournent à leur profit la logistique : salles de réunions, réfectoires, dortoirs, photocopieuses, téléphones et véhicules.

L’intox
Produire rumeurs, informations en tout genre pour fragiliser l’adversaire.

Le discrédit
Rendre publiques des critiques sur la qualité des produits ou services de l’entreprise.

Le sabotage
Le sabotage est une arme très efficace, peu coûteuse pour les grévistes, très nocive contre l’employeur.

La réappropriation
Reprise sous le contrôle des salariés de biens produits par l’entreprise c’est-à-dire par eux-mêmes.

La vente sauvage
Vente par les grévistes des stocks de l’entreprise pour constituer un trésor de guerre qui les indemnisera.

La production sauvage
Les grévistes utilisent les machines de l’entreprise pour produire des biens qu’ils vendent directement à la population en réduisant le prix ce qui satisfera tout le monde et apportera du fric aux grévistes.

La grève générale insurrectionnelle et expropriatrice
Les grévistes deviennent émeutiers, barricadiers, et s’emparent des moyens de production, d’échange, de communication.

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