Solidarité aux inculpés suite à l’explosion de chambery

APPEL à SOLIDARITE aux inculpés suite à l’explosion de Chambéry le 25 mai 2012 à partir de 8h00 au TGI* de Chambéry (73)

Sous tous les régimes politiques, la justice a le rôle de protéger le pouvoir dominant et de neutraliser et détruire toutes dynamiques nuisant au contrôle de l’état sur la population.

Le 1er mai 2009, une explosion survenue suite à une maladresse lors de la manipulation d’un engin explosif à Cognin (Chambéry) causa le décès de Zoé et de multiples blessures à son compagnon.
Immédiatement, la SDAT (sous direction anti-terroriste) s’empara du dossier et employa de gros moyens repressifs puis déclassa l’affaire en juridiction ordinaire après une année d’investigation.
Le 25 mai 2012 au tribunal de Chambéry, une personne comparaitra pour des infractions aux lois sur les explosifs et trois autres pour destruction de preuves.

En fonction de leurs pratiques (vols, économies parallèles, outrages, rebellions et mauvaises intentions en tout genres, etc. ) et/ou de leurs origines sociales, éthniques ou religieuses, des milliers de gens se retrouvent dans le collimateur de l’état.
Ce procès est un affrontement parmi tant d’autres dans la guerre sociale se déroulant dans notre quotidien.

C’est dans ce contexte et pour montrer à la justice que les multiples murs de la repression ne sont pas infranchissables que nous vous invitons à participer au procès et soutenir les accusés ou à vous rassembler devant le tribunal afin que les nuisances de la justice ne passent pas inaperçues dans le quotidien morose de son monde métropolicien.

Vous pourrez bien entendu boire du thé et du café, de la soupe à midi, lire des brochures sur diverses thèmatiques anti-autoritaires (anti-carcérale, écologie radicale, féminisme, antispécisme, etc.), et grogner sur les sbires du pouvoirs (flics, juges, procureurs, mâtons, journalistes, citoyennistes, etc.)

Il est important de briser l’isolement du banc des accusés et des cellules carcérales en élaborant des outils collectifs pour créer un rapport de force contre l’institution judiciaire et l’administration pénitentiaire.
Il est important de développer la révolte afin de déconstruire notre pacification cultivée par l’état pour maintenir ses privilèges.
Un monde qui a besoin de la justice et de prisons ne peut pas être émancipatif et par conséquent doit être combattu par tous les moyens possibles.
De tout coeur et rage avec celles et ceux qui se prennent ce système de merde dans la gueule.

destruction de toutes formes d’autorités et de dominations
solidarité active envers les personnes en lutte
liberté pour tous/tes les prisonnier/ères

*TGI : Tribunal de Grande Instance, place du palais de justice, 73000 Chambéry

contact : soutien25mai [at] riseup.net

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[Publié sur Indymedia Grenoble, le 14 mai 2012]

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[Brochure] Mauvaises intentions #3 autour du procès antiterroriste de mai 2012


[Pour mémoire] : Rendez-vous le Lundi 14 Mai 2012 à 13h30 pour la première audience – 10e chambre – TGI Paris (Métro Cité)

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Il nous importe de partager des expériences et de construire un discours collectif et une solidarité la plus large possible face à la répression. Partager ses expériences, c’est aussi tenter de comprendre et d’expliquer certaines limites de l’antirépression qui reste un moment auquel il est difficile d’échapper.

Recueil de textes- avril 2012
contact : solidaritesinculpes [a] riseup.net
soutien financier : billet ou chèque à l’ordre de « Les » à envoyer à Mauvaises Intentions, 21 ter rue Voltaire 75011 Paris

Infokiosques.net, pour sa part, propose le DOSSIER « Mauvaises Intentions« , où se trouvent archivés – de la manière la plus exhaustive possible – les textes, analyses, comptes-rendus d’actions glanés sur les sites d’informations « alternatifs »…

SOMMAIRE

1/ Introduction

2/ Rappel des faits
- chronologie rapide
- révoltes du « CPE ». La solidarité continue ! +
- extraits de la procédure antiterroriste +

3/ Antirépression & luttes sociales
- un pavé dans les rouages +
- travail, prison, travail +
- solidarité ! +
- danse avec l’état +
- contribution aux discussions sur la répression antiterroriste +
- briser ses liens… +

4/ Temps judiciaire et techniques policières
- garde à vue : manuel de survie en garde à vue +
- taule : texte d’un prisonnier du mitard de Bois d’Arcy +
- taule : lettre de Frank depuis la prison de La Santé +
- contrôle judiciaire : la prison à la maison +
- contrôle judiciaire : depuis notre chez nous carcéral +
- expertise psy : lettre à un expert psychiatre +
- adn : sur l’ADN – du sang, de la chique et du mollard +
- enquête : analyse d’un dossier d’instruction antiterroriste +
- antiterrorisme : face à l’outil antiterroriste +

5/ Solidarité
- actions de solidarité
- caisses et collectifs de solidarité
- émissions de radio anticarcérales

INTRODUCTION :
Prélude en M.I. [1] bémol

Nous voilà repartis pour le même cirque électoral qu’il y a cinq ans ; avec, en prime, du 14 au 22 mai 2012, le procès concernant 6 camarades désignés comme appartenant à la « mouvance anarcho-autonome francilienne » et interpellés en 2008. Les médias et le pouvoir avaient alors brandi l’épouvantail anarcho-autonome, les accusant, entre autre, d’avoir pris part à l’agitation qui avait eu lieu après l’élection de Sarkozy en 2007. Hasard du calendrier, longueur de l’instruction, volonté politique ?
Toujours est-il qu’à cette occasion, il nous a semblé important de réaliser un nouveau recueil de certains des textes qui nous ont accompagnés dans nos réflexions ces dernières années. Depuis le début de ces affaires, nous avons choisi d’en parler dans le cadre de leur contexte politique et social (lutte dans les centres de rétention, élections présidentielles, mouvement CPE), persuadés qu’elles révélaient une réalité politique plus large. Il nous paraît nécessaire de diffuser le plus possible ce que nous avons compris des techniques policières et judiciaires car nous sommes convaincus que c’est en partageant des informations, des expériences, que nous pouvons être plus forts dans ces moments là, que ce n’est pas une affaire privée entre des individus et l’État.
Cette période nous a fait réfléchir sur l’antirépression et nous avions envie de partager quelques impressions et analyses afin d’élargir la discussion sur ce sujet toujours sensible.

Après quatre ans d’instruction, trois ordonnances de renvoi et autant de « réouvertures » du dossier, la procédure est enfin close. Chaque fois, on s’est dit qu’on touchait à la fin, puis, chaque fois on était renvoyé à ce temps qui s’étale, qui semble ne pas avoir de fin. Le temps de la justice est un temps qu’on ne maîtrise pas. Il peut être court, comme lors des mouvements sociaux ou révoltes où l’Etat veut faire des exemples en réprimant fortement et rapidement avec les comparutions immédiates. Il peut aussi s’éterniser, comme pour cette affaire, ce qui provoque une grande distance temporelle entre les actes reprochés et leur contexte et donc une difficulté à les inscrire dans un réel qui semble loin. C’est un temps long qui concerne non seulement les mois de prison pour les inculpés, mais aussi toutes les arrestations, les surveillances policières liées à l’enquête, les contrôles judiciaires, les interrogatoires avec le juge d’instruction, les demandes d’aménagement de contrôles… Il comprend aussi l’antirépression, les heures passées avec les avocats, les parloirs, la recherche de thune, la publicisation des nouvelles de l’affaire, les actions de solidarité… Tout ce temps passé qui change entièrement le quotidien des mis en examen et de leurs proches, est imposé par l’État. La répression crée une forme d’immobilisation, d’attente qui se prolonge et dont on ne connaît pas la fin. L’issue du procès pourrait amener à des peines de prison supplémentaires, des « mises à l’épreuve » qui perdurent. Et si on va au-delà, le temps judiciaire comprend même les fichages liés à la peine, les marqueurs (ADN, casier, sursis…) qui te suivent et les « récidives » qui s’ensuivent. En fait, la punition se mesure toujours en temps : temps passé depuis le début de la procédure, auquel s’ajoutera le nombre total de mois ou d’années au moment du verdict.
S’extraire du temps judiciaire ou dépasser le « calendrier » du pouvoir ne dépend pas de notre volonté. Par exemple, quand tu es en cavale, tu fuis l’arrestation mais restes soumis à son éventualité, qui régit en grande partie ton quotidien. Et, même à un niveau collectif, il est difficile d’échapper à ce calendrier, l’antirépression suit la répression.

On peut constater que les marges de manœuvre et le cadre de la légalité vont en se restreignant dans les luttes (utilisation de l’outil antiterroriste, réquisitions policières de travailleurs en grève, multiplication des garde-à-vue…). Pour autant, il ne s’agit pas de s’indigner de la « criminalisation des mouvements sociaux » mais de penser cette répression dans un contexte plus large. En temps de crise, tous les rapports sociaux se durcissent et la répression s’alourdit pour tous, qu’elle frappe pour des actes de survie quotidienne, des actions militantes… Elle est une réponse de l’État à toute attaque dirigée contre lui ou ce qu’il protège, un moyen de maintenir l’ordre et de garantir la pérennité du système. Si la répression est à considérer comme un mécanisme général touchant une large partie de la société, elle n’en est pas moins adaptée aux différents groupes et milieux sociaux qu’elle touche, aux différents actes qu’elle cible. Elle n’est pas la même quand elle s’attaque aux sans-papiers, aux dealers ou aux militants. Les séparations qui existent dans la société sont reproduites et cristallisées dans la répression par un traitement différent, un arsenal judiciaire et policier particulier.
Le procès qui aura lieu en mai, est, comme d’autres affaires [2], le résultat d’une de ces formes de répression particulière. Ces affaires sont inscrites par l’État à l’actif de ce qu’il appelle la « mouvance anarcho-autonome ». Même s’il s’agit effectivement d’attaquer des mauvaises intentions [3], cette répression ne peut s’effectuer qu’autour d’une compilation d’actes qui permet de punir certaines pratiques, de ficher un grand nombre de personnes et surtout de donner un cadre, une existence judiciaire et policière à la mouvance. L’acharnement de la répression à définir la « mouvance anarcho-autonome » lui donne une réalité publique et constituée dont il n’y a pas lieu de se revendiquer. Malgré tout on ne peut pas nier la pré-existence d’une mouvance ou d’un milieu se retrouvant autour d’idées révolutionnaires et de pratiques autonomes vis-à-vis des organisations politiques institutionnelles.
Cette répression polarise l’attention sur l’identité des « anarcho-autonomes ». Elle crée un double phénomène, poussant les individus à questionner cette identité et trop souvent à s’y référer alors même que cette identité les enferme dans les catégories du pouvoir. La complexité de ce phénomène tient à ce que la répression plonge l’individu ou le groupe dans un rapport binaire de bras de fer, et de face à face avec l’État (parfois fantasmé comme un rapport de force), l’isole dans sa situation, dans une confrontation qui ne peut pas avoir d’issue en elle-même.
Pour s’organiser collectivement contre la répression, il est nécessaire de s’armer de patience et d’outils de solidarité (caisse de soutien, aides juridiques, partages des expériences). Mais l’antirépression, comme moment de lutte à part, séparé, au-delà de l’auto-défense élémentaire, a lieu dans un moment de faiblesse. Parvenir à dépasser ce moment, à le lier à d’autres types de répression, ou à des luttes en cours est très compliqué. Le rôle même de la répression étant de cibler et d’isoler, il est difficile de construire une offensive ou un rapport de force à partir de cette question. A travers une analyse de la société de classe, on peut théoriquement faire le lien entre toutes les répressions mais il ne suffit pas de nier les séparations ou de mettre en avant leur absurdité pour les déconstruire. Il ne s’agit pas de créer une échelle de légitimité ou de pertinence des différentes réactions à la répression mais plutôt de réussir à appréhender une forme de reproduction des séparations ou d’enfermement que peut produire l’antirépression. Il ne s’agit pas non plus d’envisager un mutisme passif qui pourrait s’apparenter à l’intégration complète de l’isolement et de la peur produits par la répression.
La répression enferme souvent les gens « figés » par l’Etat dans une identité (comme celle de « la mouvance anarcho-autonome »), enferme souvent dans une alternative entre la volonté de défendre des pratiques, en elles-mêmes et coûte que coûte, et celle de s’en démarquer à tout prix. Le jeu de la répression pousse les individus à se positionner en termes d’association ou de dissociation, on ne s’autorise plus à remettre en cause, à questionner la pertinence des actes dont les personnes sont accusées. De la même manière, la discussion sur les pratiques et les actions mises en place dans l’antirépression est souvent évacuée.

Nous l’avons dit, il nous importe de partager des expériences et de construire un discours collectif et une solidarité la plus large possible face à la répression. Partager ses expériences, c’est aussi tenter de comprendre et d’expliquer certaines limites de l’antirépression qui reste un moment auquel il est difficile d’échapper.

[1] Mauvaises Intentions

[2] Affaires de Tarnac, Labège, Chambéry, etc.

[3] « La haine de l’état bourgeois et de ses appareils »

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[Grenoble] Anti PouKav

En mars un graffeur se fait interpeller par la police nationale dans Grenoble avec des sprays de couleur ayant potentiellement servi à décorer cette ville que les services d’urbanisme et de propreté s’évertuent à rendre toujours plus fade et proprette. Convoqué le lendemain, il ne s’y rend pas. On ne va pas commencer à courir chez les flics dès qu’ils nous sifflent. Une semaine plus tard il est convoqué, par lettre à son domicile, avec la menace de venir le chercher s’il ne se rend pas à l’hôtel de police au rendez-vous donné. Là-bas les policiers conciliants le chargent d’un simple rappel à la loi, (en gros revenir devant les flics pour entendre les lois qui pourraient être contre lui, mais qui restent sans application, comme un coup de semonce, « refais plus ça sinon ça va chauffer pour tes ouilles »). L’histoire aurait pu s’arrêter là, le briguant ayant retenu la leçon, mais une semaine plus tard un officier de police l’appelle sur son téléphone personnel l’invitant à un nouveau rendez-vous cette fois juste pour discuter entre gens de bonne convenance… (des fois laisser son téléphone-mouchard-gps à la maison peu être salutaire). Sentant comme un ton de menace et avec l’envie de ne pas aggraver son cas il s’y rend, c’est lui qui choisi l’heure.

Dans le bureau de la police judiciaire, un fouine et l’autre note. Une photo d’ une balade anti-électorale lui est montré, il apparaît au loin n’y participant pas mais malheureusement sur la pellicule malgré tout. Les sbires lui demandent de s’expliquer et de balancer des noms. Il ne connaît personne, et beaucoup de gens sur la photo sont masqués.

Sont alors évoqués des articles d’Indymédia Grenoble, le premier sur cette manif’ , et le deuxième sur des actions contre les prisons pour mineurs. Devant son mutisme due au caractère décalé de cet interrogatoire opportuniste, le duo d’enquêteurs de choc lui annonce qu’il est catalogué « anarcho-libertaire » – et merde, ça sort le dico des gros mots…

Le jeune peintre est donc devenu suspect, potentiel terroriste, malfaiteur organisé au travers d’un mouvement créé de toute pièce par la police afin de stigmatiser des pratiques et des désirs jugés dangereux pour l’Etat qui aimerait bien mettre tout le monde dans le même sac pour les envoyer sur la lune « à la Cheminade ». « Anarcho quoi ? » Questionne le frippon.

Les flics s’enlisent et ont frappé une nouvelle fois à coté de la plaque.

Ils n’ont pas trouvé leur balance. Mais cette expérience nous rappelle que la police et l’ordre qu’elle tente de maintenir est sur ses gardes. Méfions-nous donc des caméras, des appareils photo du daubé (Poukave !) et des keufs. Surtout, prenons soin de nous et continuons la lutte sans se laisser affaiblir par la police et ses désastreuses tentatives des créer une chimérique mouvance « anarchopouetpouet » dans l’unique but d’isoler les personnes qui ne se laissent pas abattre par la fatalité du monde que nous traversons ensemble. Il est important, si ce genre d’expérience se reproduit, de ne pas se laisser isoler par leurs manigances policières, il est souvent possible de refuser d’aller aux convocations. Lors des interrogatoires le droit de garder le silence est la meilleure solution pour ne pas se laisser avoir par des questions pièges. Surtout ne pas se croire plus futé que les flics et tenter de leur tirer des infos, car à ce jeu là, ils gagnent. La situation peut des fois nous échapper, c’est pour cela qu’il faut en parler à des proches, des gens de confiance, se faire conseiller et gérer ces histoires à plusieurs. Ensemble nous sommes fort, seul il est facile pour ces malins de nous faire craquer pour tirer des informations. Aussi il est primordial de faire savoir lorsque la police entame ce genre de procédés et prendre conscience de l’attention qui est portée sur telle ou telle lutte en cours, ici celles contre les prisons et contre le mensonge démocratique.

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[Publié sur Indymedia Grenoble, le 25 avril 2012]

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[Montreuil vendredi 11 mai 2012] Concert de solidarité avec les Inculpés du procès de Mai


Concert de solidarité avec les Inculpés du Procès du mois de Mai LE VENDREDI 11 MAI à LA PAROLE ERRANTE, 9 rue François Debergue, Montreuil, métro Croix de Chavaux.

18h : Point info et présentation de la brochure Mauvaises Intentions 3

20h : Concert avec les Tweez, Pierre et Bastien, Gommard, et Louises Mitchels.

Procès antiterroriste pour 6 camarades du 14 au 22 mai 2012 à Paris, Appel à solidarité.

RDV le 14 mai à la 10e chambre du TGI de Paris ( Métro cité ) pour la première audience.

 

Posted in contrôle social, contrôle policier, general, guerre sociale, inculpé-e-s toulouse 15 novembre 2011, solidarité | Commentaires fermés

Procès le 3 mai à Alès : Des seigneurs à abattre…

Des seigneurs à abattre…

Dans certains coins des Cévennes, les notables se prennent pour des petits seigneurs : comme au Moyen Age, ils rançonnent et oppriment. Cette bourgeoisie d’aujourd’hui s’exprime à travers son rang social de propriétaire, de chef d’entreprise ou d’élu.

Marchands de sommeil, ils nous louent des appartements pourris ! Ces locations souvent mal rénovées, difficiles à chauffer, nous coûtent relativement cher. Et quand il s’agit de rembourser une caution, ils refusent bien souvent de nous restituer l’argent.

Nous nous retrouverons le 3 mai 2012 devant le tribunal d’Alès pour dénoncer cette oppression qui est largement partagée, et soutenir mlle M. qui est l’objet du harcèlement de son dernier bailleur. Ce monsieur, non content de toucher ses rentes locatives, s’est permis de porter plainte et de réclamer 5000EUR de rallonge, au prétexte d’un préavis qu’il a jugé trop court et de prétendues dégradations dans le logement.
Depuis que mlle M. a quitté l’appartement, Mr Serre (le bailleur) n’a cessé de lui causer du tord ainsi qu’au père de ses enfants dont il a été l’employeur. C’est en usant de toutes ses casquettes, et du pouvoir qu’elles lui confèrent, qu’il leur a littéralement pourri la vie ces derniers mois : heures supplémentaires non rémunérées, congés non payés, délations et falsifications de dossiers auprès de la CAF entraînant la suspension des allocations de M., etc…

Serre etses confrères notables possèdent la majeure partie des terres, des logements et des entreprises de la région. Ils cumulent ainsi les fonctions de bailleurs et d’employeurs. Il faut donc travailler sans broncher et reverser notre salaire en loyer. C’est sous couvert de «bienfaisance» et de «sympathie» qu’ils nous abordent pour nous proposer « Le » bon plan logement+travail. Cette gentillesse dont ils se targuent, ne peut dissimuler la réalité des faits : c’est tout bénef’ pour eux ; c’est turbin et précarité pour nous !

Ici comme ailleurs, ils nous font travailler dans des conditions déplorables et pour des salaires de misère. La carotte des augmentations et des promesses diverses et variées, qui ne sont jamais honorées, se combine savamment avec les dégradations de nos moyens de survie. Nous vendons donc à bas prix notre temps et notre force à ces profiteurs qui subsistent par notre exploitation.

Ces notables ont aussi des relais politiques : complaisance des conseils municipaux, notoriété de certaines familles, implication historique de ces mêmes familles dans les partis de droite comme de gauche. Ces positions privilégiées leur permettent de constituer des réseaux et d’asseoir leur influence par le clientélisme (pistons pour un boulot ou un logement, postes réservés en mairie, etc…). Dans cette logique, ils utilisent les pouvoirs et forces publics pour défendre leurs intérêts.

Comme partout, ces bourgeois justifient l’oppression qu’ils imposent en usant d’arguments identitaires, racistes, moraux, tous plus fallacieux et mensongers les uns que les autres, qui n’ont pour objectif que de nous diviser. Nous ne sommes pas dupes ! Cette classe sociale ne se reconnaît pas par son label « du cru » ou « néo », mais parce qu’elle vit grâce à la propriété privée et à l’exploitation qu’elle permet.

Cette domination repose sur des peurs. La peur de perdre ses revenus, son travail, son logement, et de subir la mise au ban. Cette situation sociale optimise notre soumission et notre exploitation. Pour ne pas rester isolés dans nos résistances, nous répondrons collectivement au mépris et au harcèlement que M. et R. subissent pour ne pas avoir tout accepté. C’est parce qu’il n’est pas évident de combattre seul et dans son coin qu’il est nécessaire de s’associer pour refuser la situation qui nous est faite.

Parce que l’on n’acceptera jamais de crever en paix…

RENDEZ-VOUS

DEVANT LE TRIBUNAL D’ALES

LE 3 MAI 2012 A 14h00

Permanences Exploités Enervés tous les 2ème vendredi du mois à 18h30 au bar « Au Bon Coin », 2, rue Faubourg de Rochebelle, à côté de la Bourse du Travail.

Contact : exploitesenerves [a] riseup.net

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A propos d’une conférence à lille 2 – « l’europe face à la menace terroriste »

Une conférence sur « l’Europe face à la menace terroriste » était organisé aujourd’hui à Lille 2. Réunissant des expertEs en la matière, nous nous sommes invités pour une petite distribution de tracts à l’entrée. Cela n’a pas raté, la diffusion a été écourtée. Le texte constitue visiblement une offense aux étudiantEs organisant la chose (le sujet leur ayant été imposé de ce que l’on nous a dit, mais tout de même très pris à coeur car « c’est pas politique »…), et une offense à l’autorité du président ou encore à la maison du concierge ou à la sécurité…Bref, ils nous ont raccompagné dehors, non sans quelques insultes à notre égard. Nous avons fini la distribution devant où l’accueil était quand même plus chaleureux.

Le tract distribué :

De l’épouvantail terroriste à l’invisibilité du terrorisme d’Etat

Ce lundi 16 avril est organisée à l’Université de Lille 2 une conférence sur « L’Union européenne face à la menace terroriste ». Le directeur adjoint d’Europol, le coordinateur de la lutte contre le terrorisme de l’Union Européenne et la vice-procureur au sein de la section terrorisme et atteintes à la sûreté de l’Etat auprès du Parquet de Paris y sont invitéEs.

Pour celles et ceux qui organisent, il s’agit peut être de mettre en place un projet dans le cadre de leurs études. Pour les institutions et/ou professionnel.le.s de la politique qui les soutiennent, il s’agit d’introduire toujours davantage au sein du système d’éducation l’idée de défense des nations face à une menace omniprésente. Les « Cafés Défense » organisés régulièrement dans les universités en sont aussi une belle illustration, sorti directement des stratégies contre-insurectionnelles dans lesquelles la (F)rance est spécialiste.

En soit, cet ensemble de liens entre armée, police et éducation participent à la construction et au maintien d’un climat de peur, permettant le renforcement des structures de domination et de contrôle social, ainsi que la mise en place d’un arsenal répressif et son acceptation. Si les outils de lutte contre le « terrorisme » sont en premier temps présentés comme des exceptions, ils ne manquent pas ensuite d’être généralisés partout, tout le temps. Le fichage ADN ou la banalisation des dispositifs Vigipirate illustrent parfaitement cette logique.

L’épouvantail terroriste est ici brandi de nouveau. Pointant depuis longtemps une menace venant de l’extérieure du territoire national, il sert à criminaliser et répendre un racisme latent à l’encontre des personnes étrangères ou immigrées. C’est également la figure de la menace intérieure qui est développée à l’encontre des habitantEs raciséEs des « banlieux », mais aussi des personnes dont les idées se placent en rupture radicale avec le cirque démocratique actuel.

Après le fiasco de l’histoire dite de Tarnac et du spectre de « l’ultra gauche », Europol consacrera le 25 avril prochain une réunion aux « euro-anarchistes » qu’elle considère comme une menace terroriste. Entre autre à l’ordre du jour, les luttes contre la construction de la ligne de TGV Lyon-Turin, celles contre l’Europe forteresse ou pour la libération animal. De manière explicite, le réseau No Border, les résistances No TAV de Val de Suze et d’ailleurs, ainsi que la Féderation Anarchiste Informelle sont cibléEs. Dans la foulée, du 14 au 22 mai prochain, 6 militantEs des luttes contre le CPE et contre les centres de rétention passeront en procès sous une juridiction antiterroriste après plusieurs mois de prison préventive. La généralisation du label « terroriste » est en marche. Elle n’est pas seule.

La police, l’armée, la prison, les dispositifs français et européens (Frontex) contre l’immigration, les institutions sociales, le travail salarié…forment un ensemble d’outils qui tuent et détruisent des vies. Pour autant face à la violence toujours plus forte de ces structures de domination, c’est celles et ceux qui s’y opposent qui sont taxéEs de « violentEs » et « terroristes ».

Cette terminologie vient renforcer l’idée de danger répendue dans le discours politico-médiatique. Elle participe au maintien et à la légitimation du monopole de la violence autorisée par l’Etat qui ne sert qu’à assoir l’exploitation de tous et toutes. En d’autres termes, pointer certainEs comme terroristes tend surtout à invisibiliser et banaliser le terrorisme des Etats et la guerre qu’ils mènent pour renforcer l’ordre établi.

Nous sommes solidaires des personnes inculpéEs. Les luttes contre les frontières et les grands projets destructeurs, désignées par Europol comme des « mouvements terroristes », sont aussi les notres. Nous nous opposons à cette volonté de contrôle total et de répression sans limite.

Il y aura toujours des grains de sable dans la machine.
Pas de justice, pas de paix.

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[Publié sur Indymedia Lille le 16 avril 2012]

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Procès antiterroriste pour 6 camarades du 14 au 22 mai 2012 à Paris

Rendez-vous le Lundi 14 Mai 2012 à 13h30 pour la première audience – 10e chambre – TGI Paris

[Pour mémoire] :
[Tract] Procès antiterroriste pour 6 camarades du 14 au 22 mai 2012 à Paris – Solidarité avec les inculpés !
[Paris procès antiterroriste mai 2012] Appel à solidarité
[Paris] Procès antiterroriste pour 6 camarades du 14 au 22 mai 2012

Solidarité avec les inculpés !

Plus d’infos sur la page de « Mauvaises intentions »:
https://infokiosques.net/mauvaises_intentions

Pour recevoir des brochures Mauvaises Intentions 3 :
écrire à solidaritesinculpes [a] riseup.net

Pour nous soutenir financièrement (notamment pour l’impression de la brochure, tracts, etc.) :
envoyer billet ou chèque à l’ordre de « LES » à Mauvaises Intentions c/o CICP 21 ter rue Voltaire 75011 Paris.

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[Varces] Plutôt qu’une grève de matons, vidons les prisons

Selon la presse officielle, les surveillants de prison ont été nombreux à se mettre en grève dans différentes taules en France la semaine dernière.

A Varces, le 4, le 5 et le 6, ils ont bloqué l’entrée, empêchant notamment les parloirs.
[Note de cestdejatoutdesuite : à titre exceptionnel, nous avons mis un lien direct vers un site journalistico-policier]

Ils réclament plus de moyens pour encore plus enfermer.

A cette occasion, le centre de semi-liberté situé 51 rue abbé grégoire (une taule où les prisonniers sortent pour bosser ou s’insérer, et rentrent en cellule le soir) et le SPIP situé 84 rue des alliés, (service de probation et d’insertion pénitentiaire, les travailleurs sociaux intervenant en taule notamment pour la préparation de la sortie, et pour la surveillance et la mise en application des mesures de contrôles après la sortie) ont été redécorés.

Sur leurs murs se lisent les inscriptions suivantes :

SPIP, matons, même combat, démission

Destruction des prisons

Solidarité avec les prisonniers

Le seul aménagement possible, c’est la destruction des prisons

Liberté pour tous, de jour comme de nuit

Une banderole a été accrochée sur la rocade en direction de Varces, disant « plutôt qu’une grève de matons, vidons les prisons ! »

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[Repris d'Indymedia Grenoble, le 9 avril 2012]

Pour mémoire : [Varces] Feu (d’artifice) à la maison d’arrêt

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Nantes 24 Mars à Nantes : Tactique vs contenus – L’illusion de l’unité et la tentation de la gauche.

Après la manif du 24 mars à Nantes, plusieurs communiqués plus ou moins triomphalistes/ spectaculaires, émanant d’options politiques institutionnelles ou non, ont présenté ce qui s’est passé/ce qui aurait pu se passer, chacune à leur manière, pour vendre leur soupe idéologique. Il ne s’agit pas de faire ici un énième compte rendu : quand les crapules d’EELV* se félicitent de l’ambiance « bon enfant », d’autres prétendent que « le temps d’une poignée d’heures, une poignée de révolutionnaires ont libéré le secteur de la place du Cirque de l’occupant capitaliste par la destruction des outils de l’État et du Capital ainsi que le maintien en respect des flics », et comparent l’artère nantaise à la place tahrir, à la commune. Se fier aux récit des unes ou des autres relève de la croyance pure. À chacune de choisir celui qui lui semblerait le plus proche, le moins abusif. Entre les lignes , ces grands écarts donnent un aperçu de l’ambiance. Pesante et cheloue. Ce texte ne sera donc pas une réecriture supplémentaire, à postériori, de ce qu’a été, techniquement, cette journée, mais une tentative de démêler des morceaux de ce qu’elle peut représenter dans cette lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et le monde qui va avec (nuisances technologiques : lignes à grande vitesse et à haute tension, nucléaire, militarisation pour imposer la construction/assurer la « sécurisation » de leurs grands projets…) .

Il faudrait se contenter de cette journée selon des critères quantitatifs : la présence de tellement de « vrai gens » (comprendre non camarades) : le nombre et le côté spectaculaire des actions plutôt que le partage de contenus. Que dans cette manif aient cohabité, de fait, les discours puants et électoralistes des unes avec la mise hors d’état de nuire des caméras, des dizaines/centaines de tags, pochoirs et notamment sur les locaux d’EELV et du ps est présenté, par les unes et par les autres, comme une réussite. Ce serait « bon signe pour la suite ». Quand bien même les associations citoyennes qui avaient été un temps mises à l’écart ou en tout cas remises en cause par une partie des occupants énervés par trop de dissociations successives (suite à la manifestation du 27 juillet à l’aéroport de bouguenais, suite à l’attaque de la caravane des jeunes PS…) font leur grand retour. C’est elles qui organisent, principalement, cette manif unitaire, en se dissociant par avance de ce qui pourra y être fait tout en invitant aux réu d’organisation des « occupantes » qui se retrouvent dans une position bizarre : négocier (au nom de qui, de quoi, bordel ?) sur le respect de certaines limites pendant la manif (pas de casses, mais de la peinture). Qui utilise qui ? Les associations citoyennes bien conscientes que le fait que la zone du futur aéroport soit occupée, qu’il y ait aussi eu toute une série d’actions (de nuit comme de jour, à peu ou beaucoup plus nombreux : ex_ visite du siège de Vinci en octobre dernier) qui font plus chier que leurs recours administratifs à la con leur permet de se faire un coup de pub sur cette lutte. Ou les radicaux qui gardent l’impression que la répression sera moins dure si la gauche élargie participe même virtuellement à « des grand moments » comme la journée du 24. Raisonnement qui ne marcherait pas forcément même si on acceptait de raisonner de façon « tactique ». En bon démocrates, et au delà de leurs faux jeux d’oppositions et d’alliances, ces crapules veulent contrôler les modalités de la lutte et se dissocient de toute manière dès que les actions sortent du cadre « démocratique » et de ses faux recours. Qu’ils ne contrôlent plus ce qui se passe, voire même qu’il pourrait s’y passer quelque chose de subversif (wouhouh). Sans parler du moment ou, après les expulsions, ils n’auront plus aucun intérêt à cette « main d’oeuvre radicale ».

Il faudrait être content de cette co-habitation entre réformistes (parti, syndicats et associations « citoyennes » accoquinées avec les uns ou les autres) et prétendus révolutionnaires. Que cette journée se soit « bien passée », que les accords entre associations citoyennistes et « représentant-es des occupant-es de la ZAD » (ex :s’en tenir à la peinture) aient été respectés, et que les dizaines de combattants anarchistes révolutionnaires fantasmés par certains se soient contenté de peinturlurer, dans la joie et la bonne humeur au lieu de briser en mille morceaux (bigarrés ou non) ce statut-quo démocratique (et oui c’était beau de voir l’hyper centre bourge de Nantes dans cet état).

Pour se réjouir il faudrait séparer les chemins que l’on emprunte de l’endroit où l’on souhaite (ou non) arriver, il faudrait séparer la fin des moyens, et justifier ses choix par des manoeuvres, tactiques politiciennes, au delà de ce qu’ils signifient en eux-même. Parler de stratégie. De politique, en soi. Il faudrait faire sien le bon vieux dicton selon lequel c’est « l’union qui fait la force », et que ce qui compte à NDDL est réellement l’abandon du projet d’aéroport et non l’expérimentation de parcours de luttes en dehors des espaces autorisés par la démocratie, la tension vers une « belle » lutte. Une lutte à minima sans chef, spécialiste ou porte paroles, une lutte qui ne soit récupérable par aucun parti, aucune association réformiste. Une lutte qui pourrait brasser plus de gens, donner lieu à des moments très collectifs, à des actes individuels, des manifs « tranquiles » comme à des moments d’émeute, mais sans rien lâcher d’un contenu offensif, subversif, sans co-habiter, co-exister, avec des organisations et des individus qui sont partie prenante des rapports de domination qui nous éclatent la gueule et qu’on rêve de détruire.

Or, de fait, cette journée renforce la tendance qui existe ici comme dans l’ensemble des autres à draguer la gauche institutionelle sous prétexte de la radicaliser, à accepter de diluer ses pourquoi pour espérer être plus nombreux. (sous entendu le fait que c’est d’être plus nombreux qui donne du sens, de la force). ET cette « réussite factice » va renforcer l’isolement d’individus ou de groupes qui se battent pour briser cette unité de facade, le mensonge selon lequel des révolutionnaires, des personnes désirant la fin d’un monde et la destruction de tous les pouvoirs pourraient avoir des intérêts communs avec d’autres qui se contenteraient bien de le réformer pour s’y sentir un petit peu moins pressés, stressés, insatisfaits. De celles et ceux qui n’acceptent pas que leurs désirs et actions, leur tension vers la destruction de l’existant puissent servir de faire valoir à des politiciens quels qu’ils soient, et qui tendent à les virer des luttes auxquels ils participent. En forçant les vautours à se dissocier des contenus portés, quand ils sont suffisamment clairs pour ne pas être « mal interprêtés. » En les attaquant en mots et en actes. Comme EELV à Nantes le 17 août dernier (vitrines brisées et tag laissé sur place « Ni éco-citoyennisme ni capitalisme vert, partis collabos hors de nos luttes ») et dont le local de campagne a été à nouveau tagué pendant la manif, comme le Ps avec l’attaque de la caravane des jeunes socialistes le 22 août dernier à Nantes (pneus crevés, tags « mort à l’ayrault porc », vitres cassées…) ou le 12 octobre à Toulouse (porte fracturée, dizaines de tags, pochoirs et billes de peinture.)…. Briser l’unité en virant physiquement les partis (à minima) de la manif, en ne leur laisssant aucune tribune, aucun espace, ce qui aurait pu être une belle piste d’intervention pour ces fameuses centaines d’anarchistes révolutionnaires. Ou en organisant une émeute / des actions différentes plus loin (ça pouvait être aussi ailleurs qu’à Nantes ou a Notre Dame des Landes), avant ou après si ça semblait trop compliqué de les virer du cortège…. En refusant de cohabiter. Et en espérant rencontrer, à partir de ces ruptures qualitatives / choix de lutte, des individus partageant les mêmes envies. Tout simplement. Pour que pètent tous « les fronts communs », les fausses alliances.

*communiqué de dissociation du 21 mars : « Cette manifestation doit être pacifique et non violente, dans le respect des biens et des personnes. Europe Ecologie – les Verts condamne par avance toutes les dégradations, et toutes les violences qui pourraient avoir lieu avant, pendant ou après la manifestation. »

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[Texte publié sur Indymedia Grenoble le 8 avril 2012]

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