Italie : Solidarité avec les compagnon-ne-s perquisitionné-e-s le 25 février 2014

Pendant que les politiciens se partagent directement le pouvoir sans même plus besoin de l’escroquerie démocratique des élections, au nez et à la barbe de ceux qui croient encore à la démocratrie et au détriment de ceux qui sont contraints chaque jour de faire face à l’aggravation continue des conditions de vie, les stratégies répressives du pouvoir et de ses institutions pour faire taire la voix de la rébellion et du désaccord ne changent pas.

À l’aube du mardi 25 février, dans diverses localités de Ligurie, Toscane et Emilie-Romagne, la police a fait irruption dans les maisons de dix compagnon-ne-s anarchistes qu’ils ont perquisitionnées sous le prétexte d’une énième association subversive terroriste.Dans une période où, pour faire encore fonctionner les engrenages de ce système capitaliste rouillé mais assassin et basé sur l’exploitation, ils doivent faire marcher toute la société au pas militaire, sous le contrôle étroit et la surveillance de flics et de caméras, il n’est pas étonnant que la répression frappe ceux qui se rebellent… La répression est intrinsèque à chaque régime. Même s’ils utilisent le fouet de la répression, notre volonté de liberté ne peut être domestiquée. On ne peut faire taire le désaccord. Celui qui terrorise, c’est l’Etat, l’Etat est le terroriste.Solidarité avec les compagnonnes et compagnons inculpés.

Des anarchistes.
dadada
Gênes, 28 février 2014

[Traduit de l’italien par La Base de données anarchistes de Informa-azione.]

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